Tranches de vie... toutes ces choses qui font le canevas d'une vie entre rêve et réalité... fantasme et jouissance
Embrasse-moi dessus bord
Viens mon ange retracer le ciel
J'irai crucifier ton corps
Pourrai-je dé punaiser tes ailes
Embrasser, te mordre en même temps
Enfoncer mes ongles dans ton dos brûlant
Te supplier de me revenir
Et tout faire oh tout pour te voir partir
Viens ! Emmène-moi là-bas
Donne-moi la main que je ne la prenne pas
Ecorche mes ailes envole moi
Et laisse-toi tranquille à la fois
Mille fois entrelaçons-nous
Et lassons-nous même en dessous
Serre-moi encore serre-moi
Jusqu' à étouffer de toi
Refrain
Il y a des salauds
Qui pillent le cœur des femmes
Et des femmes qui n'savent plus trop
D'où l'amour tire son charme
Papillon de fleur en fleur
D'amour en amour de cœur
Ceux qui n'ont qu'une étoile
Ou ceux qui brûlent leur voile
J'aime tes larmes quand tu aimes
Ta sueur, le sang rendons-nous amants
Qui se passionnent ou qui se saignent
J'aime quand on m'écroche on est vivant
Je ne donne pas long feu
A nos tragédies à nos adieux
Reviens-moi reviens-moi
Tu partiras mieux comme çà
A force de se tordre
On en finirait par se mordre
A quoi bon se reconstruire
Quand on est adepte du pire
Malgré nous malgré nous
A quoi bon se sentir plus grand que nous
Deux grains de folie dans le vent
Deux âmes brûlantes
Deux enfants
Serre-moi encore serre-moi
Jusqu'à étouffer de toi
Cette chanson de Tryo est pour moi, pour nous... Je ne fais que m'enrubanner le coeur, et je soupire du manque. Un ange démoniaque a embrasé ma vie il y a six mois et un démon angélique attérit sur mon âme depuis trois jours. Je suis étonnée, emprisonnée. Ma pudeur m'oblige à me taire, pourtant j'aimerai... Mais pour la première fois, je tais mes sensations. IL me bouleverse de ses mots, de ses questions, de cette connivence naturelle, de cette lecture qu'il a de moi.
Hémorragies, névralgies... Je suis malade de Lui. Le manque... Mon équilibre ces deux hommes, ces deux anges? Deux anges! Un déjà me semblait une offrande mais deux... Que cela me réserve-t-il? Ses mots me font fondre, son inconnu me fait vibrer, et mardi soir, dans les bras de Thomas, je ne culpabilisais pas vis à vis de H, je désirais ces bras à Lui, cet inconnu, cet ange sauvage!
Nos échanges frénétiques depuis trois jours me font penser aux lettres à Lou d'Appolinaire. Aussi vibrantes, aussi dévouées, aussi imprégnées d'amour, de désir et d'envie.
Et puis ce soir, alors qu'il me manque telle une morsure saignante, H m'appelle... Je lui manque!
Jeux de cache-cache entre anges, entre démons, entre archanges! Pourquoi?
Pourquoi mon corps vibre sous ses mots écrits? Pourquoi mes pensées les plus viles, les plus vicieuses s'envolent naturellement vers Lui? Pourquoi mes pensées les plus tendres, les plus doucereuses s'envolent vers H?
Mais ce livre que je lis depuis hier soir ne m'aide pas, je devrai arrêter de lire ce genre de bouquins. "L'appel du désir" d'Eric MOUZAT. L'histoire est simple... Une jeune femme corsetée dans le bienséant se réveille un matin, et se laisse aller à ses pulsions, allant jusqu'à convaincre ceux qui l'accompagnent de dépasser leurs limites... Deux hommes... Un tendre et amoureux; un décadent et libertin. Deux amours défiant les lois de la normalité pour une femme honnête et sincère avec ses deux hommes... Mes deux anges!
Je suis Stef avec H, mais suis-je Beaver avec Lui? Je n'en suis même pas sûre! IL me fait vibrer l'âme, le corps, le coeur... Je suis envoûtée, et je ne suis que plus amoureuse de H. Je me sens si libre, et paradoxalement je me sens complètement dépendante de ces deux tortionnaires. Tortionnaires de mes émotions, de mes sentiments, de mes envies, de mes désirs.
Tatouée, Marquée, Attachée, Scellée à eux... Ecartelée!
