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Tranches de vie... toutes ces choses qui font le canevas d'une vie entre rêve et réalité... fantasme et jouissance

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Ne jamais se fier aux débuts de soirée...

Elle se dirige d'un pas assuré vers le restaurant... 20h10... Dix minutes de retard, dues à son indécision sur sa présentation. Mais elle sait qu'il l'attend, patiemment, ou peut-être un peu agacé par cette attente. Elle accélère le pas. Sa main se pose doucement sur la poignée. Elle inspire un grand coup... Elle entre. Du regard, inquiète, elle balaie la salle bruyante et bondée. Soudain un sourire se dessine sur ses lèvres; elle l'aperçoit. Ses yeux glissent dans les siens.
Elle avance, atemporelle, vers la table, ignorant tous ces regards étrangers sur elle. Elle ne voit que les siens. Elle ne voit que lui. Elle s'installe doucement face à lui, rougissante, un bonsoir du bout des lèvres. Quels pouvoirs ses yeux ont sur elle! Ils la rendent tellement femme, sensuelle, flottante, enivrée presque...
Ses gestes sont posés, ses mots comme étouffés, leurs regards complices. Mais elle le sent ailleurs, échappé d'elle et elle surprend la peur l'envahir petit à petit... Sensation étrange de distance, de froideur... Les plats s'enchaînent, les discussions tout autant... Pas de précipitation mais pas de latence non plus.
Dîner amical; amertume de sa part, elle aurait aimé lui plaire, le flatter mais la normalité, la banalité sont omniprésentes, et d'un coup, un vent de panique la submerge. Peut-être en a-t-elle trop fait? Elle se sent comme un poisson hors de l'eau, observée, inadaptée à l'instant, à l'endroit. Mais elle essaie de donner le change, que rien ne se remarque. 
A peine finis de dîner, la note demandée et réglée... "J'te ramène?"... Un peu sous le choc de ce repas pris à la va-vite, loin de ses espérances féminines. "Oui..." ose-t-elle murmurer, peu assurée, et essayant de masquer sa déception. Partis aussi rapidement qu'arrivés! Les voilà déjà en voiture, sans un mot, sans un geste! Elle regarde les rues défiler. Des questions lui brûlent les lèvres mais ces dernières restent scellées. Elle n'ose pas le regarder, ses yeux à lui étant fixés et rivés sur la route. Elle ferme les yeux un instant... Elle hume ce parfum qui lui fait tourner la tête, qui l'envoûte tellement. "Tu veux que je monte?"... La question ne fait qu'un tour... Oui?... Non?... Réflexions cérébrales... "Mouais..." Et déjà elle se mord les lèvres de cette réponse qu'elle entend peu convaincue.
Pour quoi faire? Pourquoi?... Elle ne sait pas! Hormis l'envie de le mitrailler de questions sur sa distance, sur son mutisme... Bien qu'elle sait qu'elle n'aura que peu de réponses le connaissant. Mais elle brûle de lui demander ce qui ne va pas! Pas plus bavard dans le couloir que dans la voiture! Elle referme la porte sur eux, calmement.
Mais au moment où elle tourne le verrou, elle sent ses mains sur ses hanches, glissant ensuite sur son ventre... Un frisson suivant un sursaut l'envahit... Elle sent sa bouche frôler sa nuque, son cou, son dos calé contre son torse. Ses mains remontent sur ses seins et à l'oreille, il lui susurre: "Tu me rends fou, tu comprends?"
Il la plaque alors impérieusement face contre la porte, et commence à descendre ses mains sur ses cuisses, remontant sa jupe, ses dents attaquant sa nuque. Elle adore ce corps puissant contre le sien, elle gémit d'envie, de désir pour cet homme. Ses doigts remontent doucement mais fermement et...
Il découvre ses fesses nues, sans une ombre de tissu les entravant... Un large sourire se dessine sur son visage. Elle sait que son effet de surprise a réussi à l'arrêt de la respiration masculine. Il la retourne face à lui, la gardant plaquée contre cette porte d'entrée, et l'embrasse fougueusement, glissant ses doigts experts dans la moiteur de son être. A cet instant précis, elle a envie de cet homme, mâle et viril. Sa bouche descend de son cou à son décolleté, et elle adore çà! Elle s'accroche à cette chemise, qu'elle retire hâtivement pour laisser ses doigts courir sur cette peau qui l'électrise. Et puis, d'un geste rapide, il se retrouve nu, tendu et excité contre le corps de cette femme offerte. Dans un râle, elle le sent pénétrer en elle, les mains sous ses fesses, la possédant ainsi totalement pendant que sa bouche s'abreuve de ses seins lourds et dressés pour lui.
Il la prend fermement, puissamment, presque brutalement contre cette porte d'entrée. Il lui murmure toutes ces choses lubriques, qui l'excitent tant... Qu'il adore son corps... Qu'il crève d'envie de la posséder depuis qu'elle est entrée dans ce restaurant... Qu'il a pensé à ce moment toute la soirée... Qu'elle le fait bander comme un fou... Qu'il est bien en elle... Qu'il adore la baiser ainsi, soumise à ses mots, soumise à ses mains sa bouche, soumise à ses moindres désirs... soumise de tout son être. Et au fur et à mesure de ces mots, il la prend de plus en plus fort, de plus en plus intensément, et elle gémit de plaisir, plantant ses dents dans les épaules de son amant pour ne pas hurler son désir. 
Et brutalement, il stoppe ses assauts contre toutes attentes, se retire d'elle et lui prend la main en lui souriant. Il l'entraîne derrière lui dans la cuisine...
Il fait glisser sa jupe, ôte son chemisier lentement, libère sa poitrine de ces armatures... Ne lui laissant que ses chaussures... Il la contemple... Elle, docile, muette... "Retournes-toi"... Elle s'exécute. Il la fait se pencher sur la table, appuyant sur son dos pour la maintenir immobile... Il se place entre ses jambes, joue de ses doigts sur son sexe humide et chaud... Il la sent frémir sous la danse de ses doigts, qui commencent à prendre la place qu'elle avait offerte à son sexe tendu tout à l'heure... Elle se tortille de plaisir, ronronne, gémit, s'accrochant aux rebords de la table. La sensation de son regard sur elle l'excite encore plus. Elle se mord les lèvres de désir et alors qu'elle tente de se redresser, il la replaque fermement sur le meuble. "Bouge pas!" ordonne-t-il.
Totalement dominée, totalement soumise aux désirs et aux fantasmes de cet homme, elle se surprend à adorer ce mélange de désir et de peur. Ses doigts accélèrent en elle, deviennent plus forts, plus brutaux. Et d'un instant sec et impérieux, il la pénètre brusquement, profondément, les doigts enfoncés dans la chair de ses hanches. Ses coups de reins sont de plus en plus violents, de plus en plus profonds. Elle se sent totalement offerte à ses à-coups et gémit de plus en plus, le supplie d'arrêter et dans le même souffle le supplie de continuer... Tout se bouscule dans sa tête... Au moment où elle soupire "encore" il agrippe ses cheveux, et la cambrant ainsi par la force... "Vraiment?"... "Oui..." gémit-elle, totalement asservie!
Il accélère alors ses va et vient, les mains à plat sur ses fesses, alternant entre les claquer et les écarter... Elle est de plus en plus offerte, de plus en plus soumise, de plus en plus déconnectée de la réalité... Une seule envie! Lui! Toujours et encore... Et puis elle sent son pouce pénétrer doucement son oeillet, pendant qu'il ralentit ses assauts. Il est plus lent, pendant que son pouce l'ouvre doucement... Elle râle... Elle se sent décoller, se sent écartelée... "Pas comme çà..." Souffle-t-elle, mais elle sent déjà son membre se présenter alors qu'il se couche sur elle, sa bouche dans son cou qui l'embrasse, et la pénètre. Elle se mord la lèvre, se met sur la pointe des pieds, sent cette douleur l'envahir en même temps que ce désir phénoménal. Il enfonce ses dents dans sa nuque à la même intensité que la douleur monte avec l'avancée de son sexe dans cette intimité étroite et si peu souvent sollicitée. Il la sent trembler, frémir, se contracter... Il l'embrasse dans le cou, allant et venant très lentement, écoutant son corps à elle, puis commence à accélérer doucement, à se redresser... Elle défaille, se sentant totalement offerte, ouverte pour cet homme, elle n'est plus elle même. Il se redresse totalement, l'empoigne à nouveau par les hanches... Leurs cris, leurs râles se mêlent, accompagnés par le cognement de la table contre le mur... Il se fait impérieux, puissant, elle sent son sexe gonflé encore plus, elle se sent possédée, soumise... Et d'un assaut ultime et violent, les dents plantées dans sa nuque, ils jouissent longuement, pris de convulsions.
Il reste longuement ainsi, allongé sur son dos, en elle. Aucun d'eux n'osent bouger... Comme pour ne pas gâcher cet abandon.


 

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L
Bravo... C magnifiquement bien écrit... Merci de nous emporter avec toi aussi loin dans l'envie...
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B
<br /> Très touchée par ce compliment... Merci<br /> Bisous<br /> <br /> <br />
J
Je me sens me transformer en statue à la lecture de ces lignes, du moins une partie de mon corps. Est-ce normal Docteur ?
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B
<br /> Euh ben ... sourire... Je pense que cela doit être... Normal... Sourire... La lecture prolongée peut entraîner une tension de la...<br /> Nuque!!!! Rire!! <br /> Tiens moi au courant pour la suite... Cela m'inquiéterait que mes articles provoquent des contractures musculaires inappropriées...<br /> En tout cas, merci d'avoir laissé un mot.<br /> Bisous<br /> <br /> <br />
M
Quelle garce !!! pas de culotte pour aller diner ... humm ... Mais serait-ce du vecu ? Metlaur.
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B
<br /> Garce??? GARCE??? C'est vous qui me dîtes çà? çà me fait sourire... Je ne pensais pas que cela vous choquerait, comme quoi tout le monde peut se tromper...<br /> sourire<br /> Quant à votre question, je veux bien y répondre mais j'ai quoi en échange...?<br /> Et puis non... Mystère mystère... je vous laisse imaginer si fantasme ou réalité... sourire<br /> Bisous Metlaur<br /> <br /> <br />