Tranches de vie... toutes ces choses qui font le canevas d'une vie entre rêve et réalité... fantasme et jouissance
Il atterrit à 18h00. Je suis impatiente de le retrouver. Je ne fais attention à rien durant ma journée. Une seule chose m'importe : le retrouver. Je me prépare, m'habille de cette robe qu'il adore, ces chaussures à talons enlaçant ma cheville et je file. Je trouve facilement une place en ce jour de semaine. Un mois que nous ne nous sommes pas vus! Je n'ai qu'une hâte me fondre dans ses bras. Je monte du 2ème sous-sol et me retrouve seule avec un homme dans l'ascenseur.
Nous nous saluons, pendant que les portes se referment derrière moi. Il a un sourire charmant, plutôt bel homme, la quarantaine, les tempes légèrement grisonnantes. Je le regarde à la dérobée, mais nos yeux se croisent et mes joues s'empourprent d'un seul coup devant son sourire... exquis! L'ascenseur s'arrête. Ouf! Les portes s'ouvrent et je me faufile dehors comme pour échapper à cet homme, dont le magnétisme m'affole. Je sens mes joues me brûler, mes mains devenir moites, et mes seins durcis pointent à travers le tissu léger de ma robe.
Je reprends mes esprits, repense à ma raison ici, et j'atterris à nouveaux sur mes nuages d'amour. Quelle hâte de le retrouver! Je suis sûre que ces sensations furtives dans l'ascenseur sont dûs au manque. Je lève la tête vers les écrans. Son avion atterrit à... 18h45! Trois quart d'heure de retard... Je regarde ma montre... 16h45... 16h45??????? Je me suis dépêchée alors que j'avais largement le temps! Tellement peur d'être en retard que je ne me suis pas aperçue avoir une heure d'avance. Je tourne la tête à droite à gauche, et décide d'aller me poser dans ce petit café. J'ai toujours un bouquin dans mon sac, je n'ai plus qu'à patienter.
Je m'installe à une table assez excentrée, et commence à bouquiner après avoir commandé un café. Je lis trois quatre pages lorsque je sens une présence. Je lève les yeux... L'homme de l'ascenseur! Il est en face de moi... mais à l'autre bout du bar. Pourtant je sens son regard sur moi comme s'il était à quelques centimètres, son sourire m'oblige à lui répondre et à ré empourprer mes joues. Je baisse la tête presqu'intimidée. Mais que m'arrive-t-il? Je ne suis pas comme çà habituellement. Je sens des frissons envahir mes reins, mes seins se tendre un peu plus, ma respiration se calmer mais mes pulsations cardiaques accélérer. Et fermant les yeux pour inspirer et me calmer, je vois une image furtive de cet inconnu enfonçant ses doigts en moi pendant que sa bouche se plaque sur la mienne et que sa langue en prend possession. Je rouvre les yeux choquée et surprise, avec un sursaut. Ma respiration est rapide, je sens mon sexe s'humidifier doucement. Mes yeux se posent sur son visage que je vois interloqué et fier. Il sait!
Je ne peux pas lire! J'essaie de donner le change mais je ne peux pas. Je laisse mon café et je me lève, me dirigeant rapidement vers les toilettes pour dames. Mes jambes flageollent, je les sens se dérober, mon bas ventre palpite, mes seins sont proches de l'explosion. Je dois me calmer! Je rentre dans les toilettes, et m'assois sur la cuvette, la tête entre les mains. J'essaie de reprendre mon souffle. Je n'ai jamais été excitée comme çà dans un lieu public par un inconnu. Je ne sais pas, plus ce qui m'arrive. Je vais rester tout ce temps dans les toilettes et comme çà je serai tranquille. Et puis au bout de quelques minutes, je reprends mes esprits et suis prise d'un fou rire! Je suis totalement folle!! Je ne vais pas rester dans ces toilettes pendant plus d'une heure!!
Je me relève, tire le loquet et... Il est face à la porte! Je sens une vague de colère, de panique et... d'envie m'envahir! Il n'a pas osé??!!! Je suis pour protester, mais il s'approche de moi, pose sa main sur ma hanche, me fait reculer et referme la porte derrière nous. Ses yeux sont plongés dans les miens, sa main est chaude et forte sur ma hanche. Je suis pour parler, mais sa bouche se pose sur la mienne. Elle est douce, chaude. Sa langue force mes lèvres pour venir s'enrouler à la mienne. Et ma langue se met à jouer avec la sienne. Tout s'envole! Je suis déconnectée! Ses mains remontent de mes cuisses à mes fesses, pendant que mes mains déboutonnent son jean avec dextérité. Qu'au moment où sa bouche glisse sur mes seins qu'il a découverts, ma main s'enroule autour de sa queue dure et épaisse. Je gémis...
Il retrousse ma jupe, empoigne mes fesses et d'un seul coup me soulève et m'empale sur sa queue entièrement. Je me sens ruisselée sur lui, m'accrochant à son cou, l'embrassant furieusement à pleine bouche. Mes pieds prennent appui sur la cloison derrière lui. Je le sens viril, puissant en moi, sa queue cognant de plus en plus vite, de plus en plus fort au fond de moi. Je me sens fondre, gémissant plus fort, plus rapidement avant de jouir violemment. Je sens les convulsions de mon sexe serrer sa queue qui continue son ballet avec envie et frénésie. Ses assauts se faisant plus lents et plus brutaux, avant de reprendre ses coups de butoirs effrénés qui me font remonter d'instinct.
Ma tête est prête à exploser, ma chatte palpite affamée et gourmande. Sa bouche, ses dents viennent chercher mes tétons tendus et je me cambre encore plus, ronronnante. Je le sens vibrer à l'intérieur de ma chatte qui n'en finit plus de couler sur lui. Jamais un homme ne m'a fait mouiller comme çà dans cette position. Mes ongles se referment sur ses épaules... Au moment où sa bouche se plaque sur la mienne, nous jouissons en même temps. Nous explosons en même temps, nos râles enfermés cloisonnés par nos bouches scellées.
Nous restons un moment collés l'un à l'autre contre cette cloison. Puis il se penche, remonte son jean, pendant que, hagarde, je me réappréte. Il me regarde, me sourit, et embrasse mes lèvres, en les effleurant. En ouvrant la porte, avec un sourire complice et ce regard que je ne saurai décrire, il me dit : "Il en a de la chance..." et part tout simplement.
Je reste un long moment encore dans les toilettes, à nouveau assise sur ma cuvette à me demander si je n'ai pas rêvé, si tout çà s'était bien passé. Je ne culpabilise pas. Cela a été si soudain et en même temps si naturel.
A 18h45, je l'attends. Quelle joie lorsque je le vois arriver vers moi, cet homme, mon Homme. Nous nous embrassons et nous sauvons jusqu'à la voiture. Il me raconte son voyage, ses aventures, combien je lui ai manqué... Je sens ma vie reprendre son cours naturel, il est à nouveau là. Mais en montant en voiture, je tourne la tête...
L'inconnu me sourit en refermant la porte sur une superbe jeune femme. Je lui rends son sourire, mais cette fois-ci sans rougir... Une morsure charnelle vive, pour un moment unique... Nos routes se recroiseront-elles?... Qui sait?...
