Tranches de vie... toutes ces choses qui font le canevas d'une vie entre rêve et réalité... fantasme et jouissance
Je ne sais pourquoi je suis dans un état de réflexion depuis ce matin... Je rêvasse, je réfléchis doucement, et je suis dans mon petit monde... Je repense à mes amours, aux hommes de ma vie... Les passages éclairs et les plus téméraires, qui sont restés un peu plus longtemps, qui ont osés découvrir la personne derrière l'armure. Je ne sais pas pourquoi je suis ainsi ce matin, certainement le manque de H je suppose.
En décomptant les jours qui me séparent de ses mains, de sa bouche, de son regard, de nos connivences et notre osmose; en attendant de retrouver notre bulle; je doute. Eh oui, la Stef des grands jours... Serais-je capable de l'aimer réellement? Serais-je capable de me poser sur son épaule? Serais-je capable de laisser mes peurs de m'attacher sur le seuil? Serai-je capable de lui faire confiance, de me faire confiance, de nous faire confiance? Est-ce-que j'arriverai enfin à tomber l'armure?
Alors voguant sur mes réflexions, une phrase me vient à l'esprit... "J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois, mais j'ai aimé." Cette citation me trotte dans la tête, m'envahit... J'ai aimé, peut être mal, peut être pas assez, peut être trop, mais j'ai aimé c'est vrai, à ma façon certes, mais les souffrances nous font regarder l'Autre différemment. Les sauver de moi, les sauver de mes doutes et de mes sentiments... Mais là, je suis moi pour la première fois... Je me découvre presque l'âme à nue, et étrangement je n'ai pas peur, et surtout je ne veux pas fuir... Étrange! Que me fait cet ange?
J'ai beau rester Beaver par moment, et continuer de jouer l'araignée - je crois que je ne pourrais m'en passer - je lui appartiens. Mon âme est à lui, mon corps est à lui... Mais je redoute la chute! Si jamais... Et voilà la pessimiste est de retour!!! Faut vraiment que j'arrête!!!
Mais cette phrase encore et toujours dans ma tête... Du coup je viens de passer une heure et demie à chercher où j'avais vu, entendu, lu ceci...
J'ai trouvé!!! La référence va vous faire hurler de rire! Si si vous allez voir! C'est une réplique du film L'Etudiante avec S.Marceau. Oui je sais après avoir parlé de KRISHNAMURTI, çà dénote mais laissez moi finir! Dans ce film, niais et sans profondeur, il y a un passage que je trouve fort en émotion. Non pas que je connaisse le film par coeur, mais je me souviens de ce que ce passage avait déclenché en moi. Elle soutient sa thèse en lettres, et son sujet est basé sur "On ne badine pas avec l'Amour" d'Alfred de MUSSET. J'avais dévoré ce bouquin quelques temps avant... Au moment de cette soutenance, elle y met tellement de coeur et d'émotion, que j'ai pleuré. Si je vous jure! Oui je sais je fais ma fille, mais j'assume!
Alors du coup, je viens de fouiller ma bibliothèque et j'ai retrouvé ce passage magnifique et tellement transcendantal! Enfin à mon goût... Mon bouquin est vieilli, corné, annoté... Mais la magie de cette citation est toujours présente.
PERDICAN dit adieu à CAMILLE avec ces mots:
« Adieu Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire:
Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux ou lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelque fois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice crée par mon orgueil et mon ennui. »
Je vais certainement vous paraître bien étrange avec mes citations depuis hier soir, mais je suis pensive. C'est mon autre côté... Peu abordé certes, et certainement moins drôle et caustique que le côté Beaver, mais je vous avais prévenus, je suis complexe! Je patiente doucement, mes songes volant vers H, inlassablement jusqu'à ce que mon corps et mon âme retrouvent leur ancrage.
Mais bon allez... je vais aller revêtir ma panoplie, il ne faudrait pas que je me ramollise!!! Et puis, le soleil brille... allons rigoler un peu... Sourire