Tranches de vie... toutes ces choses qui font le canevas d'une vie entre rêve et réalité... fantasme et jouissance
De la frustration naît le plaisir
Besoin viscéral de se donner du plaisir, malgré la distance.
Nécessité moderne de s’entendre sans se toucher.
Frustrante conversation.
Un amant éloigné, c'est mon supplice.
Ne le voir que quelques fois, c'est mon calvaire.
Savoir pertinemment que seul lui connaît mes envies, c'est par la rareté : ma frustration.
Mais quand le corps à corps est réel, ces futilités négatives s'envolent et mon corps prend feu.
Se mettre nus pour que nos peaux s'atteignent enfin, se toucher pour ne pas rêver, s'exciter pour se pénétrer, se lécher pour se faire jouir, se prendre pour se connecter charnellement.
Tant de mots pour expliquer, mais quand il me tient, je ne pense pas, je profite, de sa peau, ses doigts, ses jeux, son regard, ses besoins, ses envies.
Ne pas penser, faire vivre la folie qui est en moi, ne pas avoir de tabou.
Savoir avec certitude que tu vas me donner le plaisir que j'attends.
Ce plaisir qui emporte tout, qui saisit tous les orifices, brûle le bas ventre, durcit mes seins, mouille mon entre cuisse, gonfle mon clitoris.
Plaisirs rares engendreurs de jouissances, je prends tout ce qu'il me donne, et mon corps garde ce souvenir charnel jusqu'à la prochaine fois, où nos corps s'enflammeront.
Il devrait reconnaitre que mon corps lui à prouver mon amour mieux que l'aurait fait des mots.
J'aime comme je pense, sans demi-mesure, avec une fougue absolue ; mélange de brutalité et d’émotion.
C’est cette simplicité, cette franchise, ce caractère entier et cette impossibilité à tricher avec mon corps qui a séduit mon Homme.
Tant de femmes, épouses ou amantes, simulent. Même avec les Hommes aimés ! C’en était pitoyable quant au sens même de l’amour. Et les Hommes acceptent ?!?!
Moi, je ne sais pas me forcer à faire plaisir.
Je donne et prends, selon son humeur, sachant être généreuse et égoïste, sans perdre de ma sincérité.
J'assume les détours tortueux de mes fantasmes, et ne m’encombre pas de ce carcan psycho-moralisateur pour justifier mes envies…
Et lui me libère, cette peau sur la mienne, cette force sur mon corps, autour de mes poignets, cette bouche impérieuse sur la mienne, et cette sensation de défaillir totalement.
Pour lui, je suis femme, totalement, et me sens comme les pin-up de VARGAS.